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samedi 13 octobre 2012

Reims m'émerveille quelquefois.

C'est bien, ce blog, c'est comme un album photos virtuel, toujours là.





mardi 2 octobre 2012

Se promener dans un village qu'on connaît par coeur depuis trente ans, s'y promener seule quand on y était toujours accompagnée de ses enfants, découvrir quelque chose de nouveau, ou qu'on avait jamais vu avant.

Ce calvaire, où le corps de Jésus pend de façon si réaliste.


Un truc de fou.

J'ai l'impression de ne plus écrire que pour moi, depuis que Pauline n'écrit plus.

Etrange.

Je mets quelques photos d'un beau dimanche à la campagne, où nous étions réunis avec Mamie et Papi, Alain, Pauline, François et moi.

François a mis la casquette d'enfant d'Arnaud.

Il nous manquait, mais c'était aussi très joyeux.





jeudi 30 août 2012


cafés de Paris




il y a des cafés à Paris, avec des terrasses, des vitres par lesquelles on voit arriver des silhouettes, des sièges sur lesquels on s'agite, des montres qu' on regarde.

ce pourrait être n'importe quel café, siège, n'importe quelle  terrasse, silhouette, montre.

et un jour.
cela n'a plus d'importance.

et un autre jour encore.
cela ne signifie plus rien.

samedi 11 août 2012




août à Puiseux.

se promener à deux dans un jardin à l'anglaise, comme dit la pancarte, dans un château décrépit et romantique, flâner dans le musée du bois et de la grande guerre et tomber sur des mannequins improbables qui font peur, se voir dans des glaces sans tain comme des ombres fantomatiques, jouer au grand Meaulnes revenu des années après pour retrouver la fête imaginaire, penser à Melancholia devant une allée royale vide et un ciel d'orage.





samedi 4 août 2012

inventaire


une jeune voisine de tgv amusante qui manque de se faire voler son sac à l'arrêt de St-Nazaire, des enfants qui piaillent, le soleil à la Baule, l'arrivée, seule dans l'appart vide qui sent l'iode mais moins qu'avant, la brocante et ses merveilles, une carte de la rue Catinat, des vieux fauteuils d'orchestre, l'édition originale des Malheurs de Sophie et ses dessins uniques, qui rappellent la collection de mamie Ninja avec son odeur de grenier poussiéreux, les écrivains en bord de mer un peu ennuyeux, ça manque de pépites et de gaieté, mais ça occupe les après-midi venteux, The killing version US, on rentre dare-dare pour se faire deux heures et demi de suspense, The killing version danoise originale, Pauline qui arrive, souvenirs, dessins, coquillages, les gaufres, les crêpes et les glaces au chocolat blanc du Pouliguen, Jean-Hughes Anglade qui se repose à la Baule, à l'Hermitage if you please, on décide de ne plus prendre de vacances mais d'aller se reposer quelque part, c'est plus chic,  des sacs en cuir coloré, un orange, un turquoise, Batman 1 et 2, des petits fours maison, une bouteille de champagne à l'étiquette orange, un ours en peluche, des hamburgers rouges et des cafés gourmands très gourmands, des serveuses qui s'appellent Audrey et qui flashent sur des faux pilotes d'Air France aux yeux vraiment bleus, les roulettes de valise sur les pavés, le chemin dans l'autre sens, un bronzage qui va partir en trois jours, des photos échangées, couchers de soleil, sirènes allongées sur le sable, encore un été à la Baule qui s'achève.




( copyright picture Polaindelon Ltd, 2012)

jeudi 2 août 2012


 j'adore cette photo prise par Pauline, je suis naturelle, j'adore cette photo prise avec Pauline, on est vraiment rigolotes, j'adore cette photo de Pauline prise avec son père, elle est émouvante.




évidemment, il manque Arnaud, qui est à Shanghaï, j'espère qu'il va bien.

à peine rentrée de La Baule, tiens, c'est drôle, l'odeur de la mer et de l'appart me manque déjà,et la routine du marché aux mille délices, de la descente à la plage, des crêpes aux Sablons, des roulettes des valises sur les pavés, de cette tranquille quiétude, de ces habitudes perdues et retrouvées tout aussi vite, cela faisait longtemps que je n'étais pas venue si longtemps à La Baule, et ça fait du bien.

j'ai pu vérifier que j'aime vraiment marcher sur la plage à marée basse et que je n'ai plus le coeur gros.

mardi 10 juillet 2012

12, 22 et 2012


C'est drôle, chaque fois que je pensais aux résultats de Popo, je voyais un 2 se dessiner dans ma tête et je me disais, c'est à cause du jeton n° 12 et de l'année qui commence et finit par 2.


Je suis superstitieuse et je crois aux signes, d'ailleurs, Popo petite me disait tu vas encore trouver des signes cachés.


Popo petite trouvait les intégrales et les chiffres beaux, son dad en était tout esbaudi.


Popo petite écrivait des nouvelles en anglais et lisait Oscar Wilde.


Après un jour et demi à scruter l'écran de mon ordinateur et celui de mon Blackberry et à penser combien elle devait être tendue, son sms m'a donné envie d'aller danser sous la pluie, de faire des claquettes sur le toit de la maison et de crier à tue-tête.


Je l'ai juste appelée, et appelé mamie ninja pour pleurer silencieusement ensemble d'un bout à l'autre du téléphone.


La joie.


Pure. 


Qui enlève le poids des épaules et efface le reste.


Et du coup, je me disais que c'était bien que ce soit son frère qui ait vu le premier sa réaction via Skype, lui dont elle dit, s'il vivait à Paris, je lui dirais tu fais quoi et il viendrait direct.


Je me disais aussi qu'il avait passé tout seul comme un grand sa thèse au Japon, en anglais, qu'il avait subi un tsunami de loin et des entretiens de sélection de près et qu'il s'en sortait bien aussi.


Je me disais, alors que leur père entrait dans le salon et qu'on esquissait un pas de danse pour partager notre joie, qu'on avait été forts sur ce coup-là.


Que nos enfants étaient de belles personnes.


Qu'on était fiers.


J'entends la voix d'Alain au téléphone qui répétait en boucle, oh je suis content, oh je suis content, oh je suis content.


Je suis sûre qu'il se grattait la tête comme il fait quand il est vraiment, vraiment content.





jeudi 28 juin 2012

façades et jardins

regarde-t-on vraiment ce qui nous entoure, comme si on était en vadrouille, en vacances, en visite?

tout près, ici, des merveilles.






mercredi 27 juin 2012


Ecrit pour Ro et pour le WTC, un jour d'atelier d'écriture.

" Elle tombe en extase devant l’installation de l’artiste chinois, elle n’en revient pas de voir ça, des ombres projetées sur le sol même, en boucle, en défilement ininterrompu, des objets qui tombent inlassablement, de bas en haut, dans la rue, elle revoit les images des tours, qui s’effondrent inlassablement, de haut en bas, elle s’arrête de marcher, elle pense à elle, de l’autre côté, elle se demande, si elle est ou non, dans l’une des tours, elle se dit que l’artiste chinois comprend ce que personne d’autre ne comprend,  les fils électriques forment une croix, les oiseaux se posent sur les fils électriques, et sur la croix, les oiseaux se posent sur l’arbre qui fleurit en plein hiver, pour elle que l’arbre fleurit en plein hiver, pour elle qu’on plante l’arbre devant l’école, l’installation de l’artiste chinois n’en finit pas de faire monter les objets du bas vers le haut, ce qu’elle voit, en surimpression, ce sont des corps qui tombent, son corps à elle qui tombe, inlassablement, une tombe ça va toujours vers le bas, c’est ça qui est drôle, un arbre qui fleurit, avec des oiseaux qui chantent, et des fils électriques, ça va toujours vers le haut, elle continue de regarder les ombres chinoises sur le sol, qui s’élèvent de bas en haut  sur le sol, elle pleure, elle ne la revoit pas, elle voit simplement un arbre qui fleurit en plein hiver, contre toute attente, pour la première fois, en 7 ans, elle se sentait bien sur son balcon en ville, devant les tours, entre ciel et bitume, entre terre et nuages, elle la sent derrière elle, elle met la table, coupe le pain aux olives, elle vient la rejoindre sur le balcon, ni en haut, ni en bas, juste ensemble, à regarder les tours, qui n’y sont plus, et l’arbre qui continue de fleurir, pour elle, en plein hiver. "

jeudi 14 juin 2012

humour macadréen


je retrouve cette photo cachée dans mon BB

mardi 12 juin 2012


 Un bol de P H O, s'il vous plaît


Se citer? c'est quand même le comble du narcissizzme?

Mais qui va citer la pauvre petite Brigitte, sinon elle-même!



" Alice: Il a pris un aller simple pour Saïgon. Comme ça.  Je me suis dit, je vais aller le chercher. Je sais le ramener. Même lorsqu'il est comme ça. Le visage rentré, les yeux en dedans.  Je pourrais avoir une autre bière? ( Paul se lève, va chercher  une bière dans une glacière et la lui tend.) Merci. J'aurais peut-être pas dû.   J'y comprends rien, à son départ,  à ce pays. A sa voix, tout à l'heure. Et comment j'aurais fait, sans vous?

Paul:  Vous allez vous y faire,  vous venez d'arriver, normal que ça vous semble difficile. Vous n'êtes pas la seule.  Je vais à l'aéroport tous les jours, j'attends l'arrivée  de vos compatriotes.  Quand ils arrivent, ils sont perdus. Comme vous. Comme Jean. Surtout comme Jean.  Alors je les guide, je leur trouve des chambres.  Alors je les aide, je suis là, pour eux. Pour mon père.  Mon père aimait beaucoup les Français. C'est  pour ça que je m'appelle Paul, vous voyez,  Paul Valéry, Paul Morand, Paul Eluard, Paul.   Demain, si vous voulez, nous irons voir Jean.

Alice: C'est trop tôt.  Il me fait peur quand il est comme ça, surtout quand il dit, ne t'inquiète pas et que sa voix me dit le contraire. Il est venu chercher quoi, dans ce pays, il n'aime pas les voyages, il est perdu sans moi.

Paul: Alors, nous attendrons, nous irons après-demain. Le Vietnam, la première fois, ce n'est jamais facile.

Alice:  La première fois sans lui, c'est ça qui n'est pas facile.  Il dit toujours, laisse, tu ne comprendrais pas, mais il n'essaie pas de me dire, de m'expliquer.

Paul: Vous êtes fatiguée. Il ne faut  plus fumer, ne plus boire de 333. Une soupe, plutôt, un bol de Pho, je vais dire à la cuisinière de vous monter un bol de Pho.

Alice: Je pourrai presque me reposer. Mais ces bruits,  cette chaleur. On s'y fait?

Paul: Je vais dire à la cuisinière de vous monter un bol de Pho.

Paul se lève  et disparaît un instant. Alice reste seule, allume une cigarette, fait rouler le briquet entre ses doigts, boit une gorgée de 333.  Elle n'a pas bougé quand Paul revient.

Paul: Le Pho, le bouillon gras, les morceaux de bœuf tendre, le vermicelle gluant, ça glisse, ça calme, vous allez voir, ça.

Alice:  Cho Ben Thanh. Des marchands de Pho, partout. Ils prennent un bol, le remplissent, lentement. Et moi,  hébétée après une nuit dans l'avion, la gifle du bruit, de la chaleur. J'ai voulu, avoir l'air, faire comme eux, acheter un bol de Pho, j'avais oublié mon argent, je sais pas m'y prendre, j'oublie tout. Sans lui. J'ai beau essayer, j'y reviens toujours. A Cho Ben Thanh, tout à l'heure, je l'ai vu.

Paul: Vous l'avez vu, sur le marché? Vous lui avez parlé?

Alice: Il avait une tunique blanche  et un pantalon blanc. Des sandales aux pieds. J'ai pas osé, pas eu la force. De toute façon, ça ne sert à rien, il a raison, je ne comprends rien, moi, sans lui.

Alice éclate en sanglots. Paul se rapproche, pose ses deux mains sur les épaule d'Alice. Sa voix est douce. La cuisinière apporte un bol de Pho fumant.

Paul: Vous êtes fatiguée. Tenez. Buvez et mangez le Pho. Nous irons chercher Jean, demain ou après demain.  Mangez et buvez. Demain, ou après-demain, vous lui parlerez, vous le reconnaîtrez. Saïgon, Cho Ben Thanh, les vêtements blancs, ce sont de bonnes raisons. Pour s'y perdre, pour ne pas le reconnaître, pour être fatiguée. Il vous a semblé étranger. C'est peut-être vous, l'étrangère.

Paul se lève.

Je vous laisse. Pour la douche, n'oubliez pas de remettre la bonde, les cafards sortent avec l'eau chaude si on oublie de remettre la bonde. Chez nous, le blanc, c'est la couleur du deuil."



vendredi 8 juin 2012

la plus belle musique de l'univers


clin d'oeil...


le roi danse

moonrise kingdom

Rondeau d' Abdelazer, ze original

comme ça j'arrêterai de les chercher à chaque fois.
je soigne mon TOC



jeudi 7 juin 2012

Je viens de trouver un questionnaire rigolo sur Dany Laferrière dans une émission canadienne, "On lit quoi...?" 


J'adore ce type de questionnaire, mais je vais prendre le temps de le faire.


Cheikh m'a offert Je suis un écrivain japonais du même Laferrière, d'où cette recherche. Il y est question d' écrivain haïtien vivant à Montréal, qui se dit japonais sans être allé au Japon, de titre sans roman, de personnages qui s'appellent Mishima, ou Murakami, c'est poétique et nonchalant.





Quel livre as-tu relu le plus souvent?

Quel est le livre qui t’a le plus marqué?

On lit quoi… en train?

On lit quoi… dans un café?

On lit quoi… à voix haute à une femme?

Quand on veut comprendre les femmes?

Quand on veut comprendre les hommes?


Si on ne veut pas se casser la tête?




Bon. je donnerai mes réponses plus tard.





Et ceux qui m'aiment et me lisent peuvent le faire, à défaut de prendre le train.







mardi 5 juin 2012

quand j'ai fini un travail, je vais au théâtre...


depuis le départ des enfants de la maison,je retourne au théâtre.
et comme toujours, je suis une boulimique, je suis une addict, je suis dans l'affect, comme on dit dans psychologie magazine - bon, j'y vais beaucoup, et je raffole des festivals, des formes courtes et inachevées, des spectacles qui s'enchaînent comme un marathon de mots, d'images et de corps.


pourtant, il me reste peu de choses en réalité, et si je suis honnête, si je ne consulte pas mon agenda ou mes bouts de tickets, je ne me souviens spontanément que de certains.


celui-ci

celui-là

celui-ci aussi

ah oui

sans oublier

ni oublier celui-ci

et le dernier en date, au palais du Tau

j'allais oublier!

peu de théâtre alors, et tout à voir avec la nostalgie de l'enfance perdue, la violence et la mort,  et une certaine forme de joie, normal quoi

mercredi 30 mai 2012

avec moi, les bonnes nouvelles sont souvent couplées de mauvaises, ou du moins, j'ai toujours cette impression.
hier donc, Pauline m'a annoncé une bonne nouvelle, et Arnaud une mauvaise.
cela s'équilibre.
comme le vide et le plein, ça marche comme ça la vie.


comme dirait le vieux sage, c'est la branloire pérenne de la vie.


de la superstition, cela s'appelle.


à l'arrêt de bus, j'ai cru voir une fille à tête de chien. En fait, c'était juste son chignon. J'ai pensé aux idées saugrenues qui vous viennent avant les idées simples et logiques.


comme cette amie américaine au cimetière d'Arlington qui dit, c'est fou, c'est tellement bien organisé ici qu'ils diffusent des chants d'oiseaux dans les arbres.
c'était tout simplement des oiseaux qui chantaient dans les arbres.


           et samedi au palais du tau je me suis retrouvé face à lui







samedi 26 mai 2012

Décalage horaire


sur mon ordinateur, j'ai deux horloges, une pour Reims, une pour Fukuoka, je vois donc que pour Arnaud, c'est déjà dimanche matin et tout d'un coup, cela me fait réaliser qu'il est loin.


je pense aussi à Ro, qui avait voulu fêter son anniversaire deux fois, au Japon et aux Etats-Unis par la grâce du même décalage horaire.


et ça m'amène à penser à Woody Allen qui se demandait si on restait donc en vie ici quand on était déjà mort là-bas


.“I’m going to kill myself. I should go to Paris and jump off the Eiffel Tower. I’ll be dead. you know, in fact, if I get the Concorde, I could be dead three hours earlier, which would be perfect. Or wait a minute. It -- with the time change, I could be alive for six hours in New York but dead three hours in Paris. I could get things done, and I could also be dead.”
― Woody Allen

comme quoi, le jetlag, c'est un sacré time warp.

mardi 22 mai 2012

quand j'étais petite, j'étais amoureuse d'Alain Delon. Je pensais à lui tous les jours, et quand il a été mêlé à un scandale et mis en garde à vue, j'ai eu mon premier chagrin. J'avais une collection de photos et un coussin avec sa photo dessus.
Je prononçais son prénom tout bas.
Je suis sûre que j'ai été favorablement disposée à l'égard de mon mari pour ça.


j'y repense aujourd'hui parce que j'ai vu un Tshirt avec cette photo du coussin.


chacun sa madeleine.


faut dire...



  

samedi 19 mai 2012

Nuages, merveilleux nuages
la baule




derby

dresde

amsterdam

kyoto

rome

rome



quelque part

à sienne, un seul nuage léger