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mardi 10 juillet 2012

12, 22 et 2012


C'est drôle, chaque fois que je pensais aux résultats de Popo, je voyais un 2 se dessiner dans ma tête et je me disais, c'est à cause du jeton n° 12 et de l'année qui commence et finit par 2.


Je suis superstitieuse et je crois aux signes, d'ailleurs, Popo petite me disait tu vas encore trouver des signes cachés.


Popo petite trouvait les intégrales et les chiffres beaux, son dad en était tout esbaudi.


Popo petite écrivait des nouvelles en anglais et lisait Oscar Wilde.


Après un jour et demi à scruter l'écran de mon ordinateur et celui de mon Blackberry et à penser combien elle devait être tendue, son sms m'a donné envie d'aller danser sous la pluie, de faire des claquettes sur le toit de la maison et de crier à tue-tête.


Je l'ai juste appelée, et appelé mamie ninja pour pleurer silencieusement ensemble d'un bout à l'autre du téléphone.


La joie.


Pure. 


Qui enlève le poids des épaules et efface le reste.


Et du coup, je me disais que c'était bien que ce soit son frère qui ait vu le premier sa réaction via Skype, lui dont elle dit, s'il vivait à Paris, je lui dirais tu fais quoi et il viendrait direct.


Je me disais aussi qu'il avait passé tout seul comme un grand sa thèse au Japon, en anglais, qu'il avait subi un tsunami de loin et des entretiens de sélection de près et qu'il s'en sortait bien aussi.


Je me disais, alors que leur père entrait dans le salon et qu'on esquissait un pas de danse pour partager notre joie, qu'on avait été forts sur ce coup-là.


Que nos enfants étaient de belles personnes.


Qu'on était fiers.


J'entends la voix d'Alain au téléphone qui répétait en boucle, oh je suis content, oh je suis content, oh je suis content.


Je suis sûre qu'il se grattait la tête comme il fait quand il est vraiment, vraiment content.