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jeudi 30 août 2012


cafés de Paris




il y a des cafés à Paris, avec des terrasses, des vitres par lesquelles on voit arriver des silhouettes, des sièges sur lesquels on s'agite, des montres qu' on regarde.

ce pourrait être n'importe quel café, siège, n'importe quelle  terrasse, silhouette, montre.

et un jour.
cela n'a plus d'importance.

et un autre jour encore.
cela ne signifie plus rien.

samedi 11 août 2012




août à Puiseux.

se promener à deux dans un jardin à l'anglaise, comme dit la pancarte, dans un château décrépit et romantique, flâner dans le musée du bois et de la grande guerre et tomber sur des mannequins improbables qui font peur, se voir dans des glaces sans tain comme des ombres fantomatiques, jouer au grand Meaulnes revenu des années après pour retrouver la fête imaginaire, penser à Melancholia devant une allée royale vide et un ciel d'orage.





samedi 4 août 2012

inventaire


une jeune voisine de tgv amusante qui manque de se faire voler son sac à l'arrêt de St-Nazaire, des enfants qui piaillent, le soleil à la Baule, l'arrivée, seule dans l'appart vide qui sent l'iode mais moins qu'avant, la brocante et ses merveilles, une carte de la rue Catinat, des vieux fauteuils d'orchestre, l'édition originale des Malheurs de Sophie et ses dessins uniques, qui rappellent la collection de mamie Ninja avec son odeur de grenier poussiéreux, les écrivains en bord de mer un peu ennuyeux, ça manque de pépites et de gaieté, mais ça occupe les après-midi venteux, The killing version US, on rentre dare-dare pour se faire deux heures et demi de suspense, The killing version danoise originale, Pauline qui arrive, souvenirs, dessins, coquillages, les gaufres, les crêpes et les glaces au chocolat blanc du Pouliguen, Jean-Hughes Anglade qui se repose à la Baule, à l'Hermitage if you please, on décide de ne plus prendre de vacances mais d'aller se reposer quelque part, c'est plus chic,  des sacs en cuir coloré, un orange, un turquoise, Batman 1 et 2, des petits fours maison, une bouteille de champagne à l'étiquette orange, un ours en peluche, des hamburgers rouges et des cafés gourmands très gourmands, des serveuses qui s'appellent Audrey et qui flashent sur des faux pilotes d'Air France aux yeux vraiment bleus, les roulettes de valise sur les pavés, le chemin dans l'autre sens, un bronzage qui va partir en trois jours, des photos échangées, couchers de soleil, sirènes allongées sur le sable, encore un été à la Baule qui s'achève.




( copyright picture Polaindelon Ltd, 2012)

jeudi 2 août 2012


 j'adore cette photo prise par Pauline, je suis naturelle, j'adore cette photo prise avec Pauline, on est vraiment rigolotes, j'adore cette photo de Pauline prise avec son père, elle est émouvante.




évidemment, il manque Arnaud, qui est à Shanghaï, j'espère qu'il va bien.

à peine rentrée de La Baule, tiens, c'est drôle, l'odeur de la mer et de l'appart me manque déjà,et la routine du marché aux mille délices, de la descente à la plage, des crêpes aux Sablons, des roulettes des valises sur les pavés, de cette tranquille quiétude, de ces habitudes perdues et retrouvées tout aussi vite, cela faisait longtemps que je n'étais pas venue si longtemps à La Baule, et ça fait du bien.

j'ai pu vérifier que j'aime vraiment marcher sur la plage à marée basse et que je n'ai plus le coeur gros.